|
|
 |
 |
 |
 |
Ah! L'éternelle question : «
qui suis-je ? ». Que m'importe au fond, je suis qui je veux bien être et surtout qui je veux bien
que l'on croie que je suis. Pour ce faire, je porte des masques. J'en ai un magnifique, tout d'or recouvert ! Pour ne pas être
ébloui, on doit baisser les yeux tant il scintille. Sur ce masque, il y a un large sourire que je crois sincère et contagieux,
et lorsque je le revêts, plus rien n'a d'importance sinon que le temps passé à vendre de la musique et des idées. De tous ceux
que je porte, c'est de loin celui que je préfère, mais ce n'est pas suffisant. J'ai un autre masque. Il est, celui-là, de fer.
Quoique peu agréable parce que froid et rigide, ce masque, je me l'impose. Je me l'impose parce que sans lui, je n'aurais pas les
épaules suffisamment solides pour soutenir ma tête, trop pleine. Comme il est lourd ce masque ! Mais tout de même, la rigueur n'a
pas son pareil lorsqu'il s'agit de se préparer à bien vivre pour pouvoir bien mourir. Sur ce masque, il n'y a pas de sourire.
Il n'y a, en fait, aucune expression, seulement trois ouvertures rectangulaires : deux pour les yeux et une pour la bouche.
Ainsi je peux voir et respirer mais sans plus. J'aime un peu moins ce masque mais il m'est indispensable. Ceci dit, ce n'est pas
suffisant. Mon troisième masque en est un de cire. Celui-là ne se met pas comme on met un masque mais il se coule sur mon visage.
Il a donc mes traits mais comme il est malléable, les gens qui m'entourent peuvent le modeler comme ils l'entendent. Je les
incite même à le faire! Je deviens ainsi leur création. Ça leur plaît et moi, ça m'amuse. Mais ce n'est pas suffisant.
Le masque que je revêts présentement est de verre. Il s'agit, il va sans dire, du plus fragile d'entre tous. Il est particulier
celui-là et j'en prends bien soin. Tantôt froid, tantôt brillant, tantôt sale, toujours transparent, j'en arrive parfois à
oublier que je le porte. On peut d'ailleurs voir mon vrai visage, mais on ne peut m'atteindre. Ce masque je le revêts lorsqu'il
faut me dévoiler. Je ne m'y cache pas mais seulement, il me sert de protection. Je le porte aussi lorsque les autres masques ne
me tentent pas ou lorsque je suis seul. J'aime bien ce masque et cela me suffit. (S. Chénier)
|
 |
 |
 |
 |
 |
 |
 |
 |
Mon gestionnaire de fenêtres c'est Window Maker, définitivement.
Window Maker est un gestionnaire de fenêtres pour X11 conçu à l'origine
pour fournir un support pour l'intégration de l'environnement de bureau
GNUstep.
De toutes les façons permises, il reproduit le look et le style élégants
de l'interface NEXTSTEP[tm].
Il est rapide, riche en options, facile à configurer, et facile à utiliser.
C'est aussi un logiciel libre, auquel les contributions viennent de programmeurs du monde entier.
L'essayer c'est l'adopter.
|
 |
 |
 |
 |
|